mardi 18 décembre 2007

Révision de la Constitution Genevoise ?

Le parlement genevois propose une révision totale de
la constitution (une
nouvelle Constitution pour Genève),
en nous faisant
miroiter des lendemains qui chantent,
alors
qu'aujourd'hui rien ne la justifie, bien au
contraire...

– La révision totale comporte des risques énormes,

car la méthode consiste à soumettre au peuple un
projet global, une sorte de "paquet ficelé", dont on
aura pris bien soin d'exclure les décisions
populaires issues des initiatives votées ces
dernières décennies.

– Disparaîtront ainsi : l'interdiction de la

chasse, l'interdiction des centrales nucléaires à
Genève, la protection des locataires, la protection
de l'environnement, etc.

– Il faut savoir que seul le maintien de ces

articles dans la constitution garantit qu'ils ne
seront ni altérés ni éliminés par la seule volonté
de notre parlement, ce qui pourrait être le cas
s'ils étaient relégués dans la législation.
Les articles de la constitution sont inaltérables
et priment sur les lois "ordinaires" de la
législation qui elles peuvent être modifiées en tout
temps par le parlement).

– En 1982, le peuple avait déjà massivement (plus

de 80 %) rejeté la révision totale de la
constitution.

– Le montant prévisible d'une révision totale de

la constitution pourrait comme à Zürich dépasser les
12 millions de francs. En outre, il est parfaitement possible
d'actualiser en tout temps la constitution par des
révisions partielles nettement moins coûteuses et
beaucoup plus démocratiques.

– La constitution doit garantir l'intérêt général

et non pas servir les projets d'une minorité.


TPG Gratuits ?


La gratuité des TPG n’est plus une utopie, c’est une nécessité!


Bouchons, pollution et urgence climatique

Dans le canton de Genève, le trafic automobile a doublé depuis 25 ans. D’ici 2020, une augmentation de 70% est prévue… si nous n'entreprenons rien avant. Conséquence de cette évolution: toujours plus de bouchons, de bruit, d’atteintes à la santé et de gaz à effet de serre. Il devient urgent de prendre des mesures pour renverser la progression du trafic motorisé privé et de dynamiser sérieusement les transports en commun.


Pour une ville dynamique et conviviale

Aussi longtemps que la mobilité d'un habitant sera confondue avec la mobilité de son véhicule construit pour déplacer 5 passagers et 300 kg de bagages, les nuisances s’intensifieront. Une ville dynamique et conviviale se doit de penser la mobilité en terme de déplacement des personnes et non des voitures. Pourtant aujourd’hui, les citoyens automobilistes ne sont pas encouragés à utiliser les transports publics. Ils paient déjà pour les frais fixes de leur voiture: impôt, assurance, vignette, etc. Utiliser les TPG, pour eux, signifie payer deux fois pour se déplacer: les frais de leur véhicule privé, ainsi que le billet TPG. Résultat, les transports en commun n'attirent pas les actuels automobilistes.


Comment réduire l’augmentation du trafic automobile?

Il n’existe pas de remède miracle pour limiter l’expansion du trafic automobile. Seule la combinaison de plusieurs mesures permettra d’y parvenir. Une composante capitale de ces mesures, c’est la gratuité des transports publics, qui va dans le sens de la volonté du peuple exprimée en votation quant au libre choix du mode de transport.


Abonnements et billets TPG hors de prix

Aujourd’hui, le prix du billet TPG valable 60 minutes est de 3 Frs. Ce prix n’incite pas les automobilistes à utiliser les transports en commun, notamment les familles. Une course aller-retour pour une famille ayant 2 enfants coûte 20.80 Frs. Ce prix prohibitif péjore les revenus des plus modestes (jeunes en formation, retraités, précaires…). A la suite du lancement de l’initiative pour la gratuité des transports publics, la direction des TPG a décidé de geler provisoirement l’augmentation du prix des billets et abonnements. Nul doute que si l’initiative devait être refusée en votation, le prix du billet passerait à 3,50 Frs avant la fin 2008.


Genève ne fera pas cavalier seul

Depuis plusieurs années, la gratuité de transport publics est devenue une réalité dans plusieurs villes comparables à la nôtre. Par exemple Seattle aux Etats-Unis (580’000 habitants), Hasselt en Belgique (70 000 habitants) ou Châteauroux et Compiègne en France (respectivement 73’000 et 42’000 habitants). La gratuité existe aussi dans des stations touristiques comme Crans-Montana et la vallée de Chamonix. Toutes les agglomérations ayant mis en place la gratuité en sont satisfaites. A Genève aussi, l’instauration de la gratuité des transports publics est possible, souhaitable, et peut être mise en œuvre rapidement.

Combien ça coûte?

En 2006, les billets et abonnements ont rapporté 99 millions de francs aux TPG. Cela ne constitue que 35% des recettes de la régie, le 65% restant est déjà couvert par la contribution de l’Etat. Comment remplacer le produit des billets et abonnements? L’initiative laisse le législateur choisir les moyens qui lui paraîtront les plus adéquats. On peut déjà envisager d’affecter aux TPG le produit d’une sur-taxation des véhicules les plus polluants, du kérosène utilisé par l’aviation (actuellement exempté de taxes!) et d'une participation des grandes entreprises à la mobilité douce de leurs employés. La gratuité induira par ailleurs une économie annuelle à chiffrer en termes de millions de francs réalisée sur les charges de billetterie et de contrôles devenus inutiles. L’exercice 2006 du budget de l’Etat a débouché sur un boni de 200 millions de francs, pour 2007 le canton prévoit encore 200 millions de bénéfices. En 2008, l’excédent financier devrait être de cet ordre, voire plus important encore. Les moyens financiers ne manquent donc pas à l’Etat pour financer la gratuité des transports publics, sans ajouter de nouvelles hausse d'impôts généralisées.

Mauvaise foi des opposants

Les responsables de la politique des transports à Genève ont malheureusement fait le choix de ponctionner les usagers des transports publics et, plutôt que d'assurer la gratuité à la population, d’investir l’argent des contribuables dans de coûteuses infrastructures de prestige dans du matériel dispendieux. Ils sont prêts à utiliser les mensonges les plus éhontés pour combattre l’initiative pour la gratuité des transports publics, à manipuler les chiffres et à distiller la peur d’une baisse de l’offre et de la qualité. Des transports publics performants sont indispensables à l’économie, une réduction de l’offre n’est pas envisageable. Les agglomérations ayant mis en place la gratuité ont fait l’expérience qu’avec la hausse du nombre de passagers et la mixité sociale, le matériel était mieux respecté, les incivilités et le sentiment d’insécurité diminuaient ou disparaissaient.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais…

Les élus se sont attribué un abonnement gratuit aux TPG ainsi qu'aux clients des hôtels genevois. Ce qui est bon pour eux est, pour les mêmes raisons, bon pour la population dans son ensemble. En particulier pour les contribuables qui financent les TPG par leurs impôts. La gratuité doit être élargie à toute la population pour assurer un développement de la demande de transports collectifs et un développement des horaires et du réseau.

Une mesure écologique et sociale

La gratuité des transports publics permettra d’améliorer la mobilité urbaine, de fluidifier la circulation, de faciliter les déplacements vers le centre-ville et de préserver la qualité de l’air. Pour le mieux être de tous et des générations futures.


Vous trouverez d’autres informations sur

www.tpg-gratuits.org

vendredi 14 décembre 2007

Travail - I

On se rend maintenant très bien compte, à l'aspect du travail — c'est-à-dire de ce dur labeur du matin au soir — que c'est là la meilleure police, qu'elle tient chacun en bride et qu'elle s'entend vigoureusement à entraver le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance. Car le travail use la force nerveuse dans des proportions extraordinaires, et la soustrait à la réflexion, à la méditation, aux rêves, aux soucis, à l'amour et à la haine, il place toujours devant les yeux un but minime et accorde des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société, où l'on travaille sans cesse durement, jouira d'une plus grande sécurité : et c'est la sécurité que l'on adore maintenant comme divinité suprême. »
Friedrich NIETZSCHE : Aurore

Welcome.

Ouverture 13.12.2007